Une mosaique romaine

Une mosaïque romaine a été mise à jour en 1971 à Serezin, rue de Ternay dans la propriété de Madame Guyard au lieu dit « la Sarrazinière » dans un état pratiquement intact.

Après sa donation au département du Rhône, la mosaïque a été accueillie à l 'atelier de restauration de Saint-Romain en Gal où son traitement a été effectué de 2007 à 2010.

Cette mosaïque exceptionnelle de 9 m sur 4,80 m, pratiquement complète, est constituée de la juxtaposition de deux compositions géométriques traitées principalement en noir et blanc.

  • le tapis nord : 3.60 x 2.70 m est un damier noir et blanc
  • le tapis sud : 3.60 x 5.05 m est une composition orthogonale de carrés et losanges adjacents décorés de motifs géométriques variés et de fleurons.

Ses grandes dimensions et l'organisation du décor indiquent qu'il s'agit sûrement du pavement d'une salle de réception appartenant à une riche maison, qu'on peut dater des II ou IIIe siècles après J.C.

Elle est maintenant entreposée au musée de Saint Romain en Gal.

De nouvelles fouilles en 2019

La villa de la Sarrazinière – Les principaux résultats

Durant le printemps 2019, une équipe de 5 à 7 archéologues de l’entreprise Archeodunum a réalisé une fouille archéologique au 13 rue de la Sarrazinière. La zone a été dégagée sur une surface d’environ 1250 m² jusqu’à l’apparition des vestiges.

Ce qui était attendu

La présence d’une villa antique est supposée dès le XIXe siècle lorsqu’en construisant la gare, des mosaïques avaient été découvertes. Plus tard, en 1971, deux autres sols du même type ont été dégagés et prélevés au 24, rue de Ternay. Dès lors, un établissement rural était attesté.

Lorsque le diagnostic de 2017 révéla des maçonneries et un sol mosaïqué sur la parcelle mitoyenne, il demeurait peu de doute sur l’identification d’un vaste établissement gallo-romain d’une certaine aisance. Situé à mi-distance entre deux colonies antiques : Vienna et Lugdunum (Lyon), et en surplomb du Rhône, le site promettait une découverte passionnante.

Les principaux résultats

La fouille a permis de mettre au jour la partie occidentale d’une riche villa occupée au plus tôt entre le début du Ier s. et le milieu du IIIe s. Le site étant situé en rupture de pente, le tiers occidental a malheureusement entièrement disparu sous l’effet de l’érosion. Les vestiges conservés permettent néanmoins de reconnaître différents espaces d’habitation délimités à l’ouest par un vaste portique en U dont le centre est formé d’un arc-de-cercle. Ce portique est muni d’une colonnade permettant d’ouvrir sur un jardin ou une cour, face au Rhône.

La villa, occupée sur près de trois siècles, a subi différents travaux de réaménagements tant au niveau des pièces que du portique. Il s’agit de véritables témoins de la fréquentation et de choix esthétiques et structurels liés aux différentes générations qui se sont succédées dans les lieux. Dans son état le plus élaboré, la villa est munie de sols mosaïqués bichromes (noir et blanc) accompagnés d’enduits peints ornant les murs. Une colonnade stuquée et de probables fontaines alimentées à l’aide de canalisations en plomb agrémentent les espaces extérieurs. L’hydraulique est effectivement essentielle dans les établissements gallo-romains, permettant, dès cette époque, l’évacuation des eaux usées par l’intermédiaire de conduits menant à des égouts collecteurs et de conduites sous pression pour l’adduction. L’ensemble de ces éléments sont présents dans la villa de la Sarrazinière.

L’aisance des propriétaires se traduit également par le biais du mobilier archéologique récolté. Parmi les céramiques, le mobilier métallique (miroir, etc.) et autre mobilier divers, des marbres d’importation ainsi que des antéfixes ont été découverts. Ces dernières matérialisent des plaques décoratives en terre cuite fixées à l’extrémité d’une rangée de tuiles. De cette manière, elles forment une frise représentant, dans notre cas, des visages ainsi que des motifs végétaux, le tout rehaussé de couleurs. L’abondance du lot mis au jour à Sérézin en fait une découverte exceptionnelle ! C’est également la vie des habitants qui est illustrée grâce à des graffites incisés sur des céramiques représentant des motifs mais aussi de rares inscriptions dont l’une est en grec ! Il s’agit là d’une découverte assez rare, non seulement les inscriptions en grec sont peu communes en Gaule mais d’autant plus sur céramique.

La villa est finalement abandonnée au milieu du IIIe s. suite à un incendie peu violent dont les traces sont visibles sur certains sols et dans les niveaux de démolition.

La suite des évènements

À l’issue de la fouille, le site est libéré afin que les aménageurs puissent mener à bien leur projet. Du côté des archéologues, l’ensemble des données recueillies (photos, dessins, mobiliers, etc.) est traité par différentes personnes afin de comprendre au mieux le site. Le mobilier est étudié par des spécialistes (archéozoologue pour la faune, céramologue pour la céramique, toïchographologue pour les enduits peints, etc.) afin d’extraire toutes les informations et d’en déceler d’éventuelles datations. Des charbons ont également été prélevés et feront l’objet d’une datation radiocarbone. Une fois toutes les données traitées, celles-ci sont réunies dans un rapport de fouille rendu au Service Régional de l’Archéologie.

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Les informations ci-après ont été recherchées et collectées par le groupe de sauvegarde du patrimoine « Sérézin d'Hier ». Nous les remercions de leur travail et de nous avoir donné l'autorisation de publier ces documents.

L'Eglise

L'église a été construite en 1869 et inaugurée en 1891. Placée sous le patronage de saint-Maurice. On peut encore voir une statue du saint dans l'église.
Dans le chœur à droite on remarque un vitrail représentant l'abbé d'Hières né à Sérézin.
Restait à doter l'église d'une flèche et d'une horloge. Ce fut chose faite en 1889. Deux cloches furent également .
installées.
Selon la législation en vigueur depuis la loi de la séparation de l'église et de l'Etat, l'église et le presbytère sont des propriétés communales dont l'entretien relève des communes.
En 1968 on fit abattre les murs de clôture du jardin du presbytère pour faire place à un parking. Le chœur de l'église fut rénové en 1969. Des travaux d'amélioration eurent lieu à la cure en 1978.
1989 : installation d'un chauffage à air pulsé, aménagement du chœur et peintures intérieures.
2009 : installation d'un nouveau paratonnerre sur la flèche.
2011 : rénovation de la toiture du clocher et nettoyage de la façade.
2012 : travaux sur le parvis de l'église et l'escalier ouest de l'église.

Lors des différents aménagements de l'intérieur de l'église, des modifications ont été opérées dans l'organisation du mobilier. Des bancs et chaises prie-Dieu au nom des différentes familles ont été enlevés ainsi que le confessionnal et la chaire.

Cependant, les statues ont été gardées : Notre Dame de Lourdes et Saint Thérèse de l'enfant Jésus dans la chapelle de la Vierge, le curé d'Ars et Sainte Jeanne d'Arc dans la chapelle de saint Joseph et Saint Maurice et saint Antoine de Padoue de part et d'autre de la porte d'entrée.
Seule la grande statue du Sacré Cœur, autrefois placée au fond du chœur n'a pas trouvé sa place. Elle a été mise dans la cour derrière la cure.

 

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